Fabrice Luchini et moi

Fabrice Luchini et moi
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Ce qu’il y a de bien avec Luchini, c’est que l’on n’est jamais déçu. Alors quand un gamin pas dégrossi et inculte littérairement (Olivier Sauton) se met en tête de raconter sa rencontre presque imaginaire avec son maître, ses séances de formation aux basiques du mot, du texte, à l’éducation au goût du Verbe, de sa licencieuse liberté, forcément, on est là. Projeté comme si l’on était ce gosse ému devant l’exigence, l’humanité rare, la joie du « savoir-dire », l’orgasme de la pénétration par ce feu follet qui envahit l’esprit et le libère. Il n’y a pas que les femmes qui jouissent par l’oreille. Facile ? Peut-être. Mais si bon.

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