Festival Extra Ball

Itmar, Dirty Vestiges
Par

DR

Au Festival Extra Ball, de jeunes artistes issus de la scène performative présentent en première française de petites formes singulières. Géraldine Chollet ouvre le bal munie d’un body en peau de bête, avec cornes bovines et bouquet champêtre. Entre la meneuse de revue et la vache laitière, elle se joue des clichés relatifs à son pays et chante le jodel accompagnée de la musique tintinnabulante de joueurs de talerschwingen. La pastorale est gentiment ironique mais passablement anecdotique. Dans « Dirty Vestiges », Simone Aughterlony et Michael Günzburger, nus, charrient la crème, la sciure, le cheveu, la cendre, le sang (prélevé avec seringue à la source intraveineuse), épargnent au moins l’urine et l’excrément, pour faire œuvre plastique de matière non noble. L’ode voulue à la saleté disparaît sous le caractère sage et appliqué de l’exécution clinique.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D'autres articles par