Madama Butterfly

Madama Butterfly
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« Butterfly » n’est pas l’ouvrage le plus palpitant de Puccini, mais Nadine Duffaut – mise en scène – et Mikko Franck – chef d’orchestre – servent l’ouvrage en l’adaptant à la démesure du lieu. Cela efface les subtilités de l’écriture puccinienne, mais tout est d’une parfaite propreté. Ce qui est attendu arrive et ce qui arrive est attendu. Comment faire autrement devant un public qui vient « voir de belles images », et siffle le travail vocal du ténor Bryan Hymel, non parce que sa prestation déçoit, mais parce qu’il joue le « lâche » par qui le malheur arrive ? Le vrai bonheur de cette soirée vient d’Ermonela Jaho. Une grande tragédienne, une interprète charnellement investie, qui occupe à elle seule l’immense plateau d’Orange qu’avec de telles interprètes il n’est plus besoin de tant remplir…

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