Nous sommes repus mais pas repentis (déjeuner chez Wittgenstein)

Nous sommes repus mais pas repentis (déjeuner chez Wittgenstein)
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Des frères et sœurs de parents morts, des livres, un renard philosophe et, par terre, des monticules de vaisselle cassée… Bienvenue dans le « cachot familial » du Moi. Ici, plus rien n’existe car tout est détruit, et rien n’est palpable car tout est en suspension. Une seule certitude, donc : « Nous sommes tous malades », et il serait bien temps de s’attaquer à l’ascension de la montagne du changement, pour s’éloigner du passé qui tue et approcher d’une réalité apaisée. Alors, c’est peut-être l’histoire de Wittgenstein, mais on ne peut s’empêcher de penser à Bergson, pour qui « le changement n’a pas la valeur d’un simple phénomène : il est le réel lui-même ». Et c’est beau. Très beau, même.

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