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Zoom sur une sélection de spectacles

D’un Thomas à l’autre

12 juillet 2015
L’un des principaux événements du IN 2014 – c’est-à-dire, en dehors des intempéries et de la grève des intermittents – aura été l’épique « Henry VI » de Thomas Jolly et ses dix-huit heures de représentation haletantes, dantesques. Jolly concluait son « Henry VI » par le monologue du duc de Gloucester (avec le célèbre jeu de mots

Shakespeare, sauce hipster

12 juillet 2015
Disons-le d’emblée : ce « Richard III » – qui constitue la suite de « Henry VI » – risque de décevoir les admirateurs de Thomas Jolly et autres amateurs de sagas romanesques façon « Les Rois maudits ». Pas de complication narrative. Pas de rhétorique emphatique du geste. Pas d’expressivité surjouée de la parole. Car le but de Thomas Ostermeier
Souterrain Blues

Mélodie en sous-sol

11 juillet 2015
Le métropolitain, lieu de concentration maximale de la détresse psychique, est de toute évidence le dixième cercle des Enfers, délaissé par Virgile lui-même. C’est naturellement qu’il se mue en scène d’un théâtre acerbe et désabusé, où le monologueur égrène ses rancunes de station en station. On pourra gloser sans fin

Nomen, numen

8 juillet 2015
Sceptiques du langage, porteurs de prêt-à-parler, zélateurs du silence, passez votre chemin ! Novarina est adepte de la parole féconde. Huit comédiens (nombre fétiche chez Novarina, contenu dans son nom lui-même) agrègent les chiffres et les lettres autour de 52 courtes saynètes qui forment autant d’unités de sens. Jamais porteuses d’une vérité

On nous ment

7 juillet 2015
 « La seule façon de changer les choses, c’est de commencer à imaginer qu’elles puissent être autrement. » Véronique Bellegarde commande à six jeunes auteurs européens six textes ayant pour thème le mensonge public. Nicoleta Esinencu (Moldavie), Joseph Maria Miro (Espagne), Yánnis Mavritsákis (Grèce), Davide Carnevali (Italie), Frédéric Sonntag (France), Christian Lollike

Krystian Lupa révèle l’humanité de Thomas Bernhard

6 juillet 2015
Maître incontesté du théâtre européen, Krystian Lupa n’avait pourtant jamais été invité à Avignon. Le spectateur est saisi d’emblée par la beauté du dispositif scénique – dont le démiurge polonais a réglé lui-même le moindre détail – qui le plonge près de cinq heures dans un monde mental, celui si complexe de

Mais pourquoi Thomas Bernhard est-il si méchant ??!!

6 juillet 2015
Parce que oui, comme toujours, Thomas Bernhard détruit. Les artistes, les politiques, les institutions, vous, moi… Tout, tout le monde et tout le temps. En un mot : monde de merde. Comment ? Monde de merde. Comment ?! Monde de merde. Pourquoi ? PARCE QUE !!! Parce que, comme l’Orangina rouge de notre enfance, Thomas

I/O n°118

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