Éditos- Page 2

« La Suisse n’existe pas »

10 juillet 2019
Dans sa devise du pavillon helvète à l’Exposition universelle de Séville en 1992, Ben condensait une réalité (non) identitaire toujours en question aujourd’hui. Le « Qui sommes-nous ? » ontologique résonne par-delà les Alpes avec une légère inquiétude, source de tous les volontarismes contemporains en matière d’art notamment. Cette suissitude

Évohé !

5 juillet 2019
D’abord l’émotion. Bien sûr, le passage à trois chiffres est une frontière symbolique que l’on se réjouit de franchir allègrement avec la même innocence et les mêmes utopies qui nous animaient déjà en 2015, celles qui inspirent encore nos désirs de beauté et nos besoins de sens, celles qui nous

« Qui cache son fou, meurt sans voix »

9 juin 2019
C’est Henri Michaux qui nous offre ces mots et à sa suite Rara Woulib puis Jan Goossens qui fait sien ce credo pour l’édition 2019 du festival de Marseille. Réinventer la forme festival pour l’attacher au plus proche de la ville qui l’accueille (les racines) et tenter de lui donner

De la nécessaire beauté des zones humides

27 mai 2019
Dans son très beau discours d’introduction, Martin Faucher, directeur du festival, scelle fermement le sort du FTA à la terre qui l’accueille. En réaffirmant comme à son habitude que nous partageons ce territoire avec les premières nations, il élargit les fondations et évoque avec gravité le désastre écologique qui mine

C’est par peur de la mort que je cours la steppe

5 avril 2019
Enkidu, personnification de l’Ennemi puis du Frère, force brute et primordiale qui surgit des tréfonds mythologiques mésopotamiens il y a quatre mille ans, est la figure archétypale du « soi-même comme un autre ». Il est cette part sauvage avec laquelle l’artiste gilgameshien pactise pour affirmer son action sur la matière. Il

I/O n°94 : Absence

13 mars 2019
En mai 1872, Fantin-Latour présente au Salon son « Coin de table », qui, à défaut des Baudelaire, Banville et Hugo qu’il avait en tête à l’origine, deviendra culte par la présence conjointe de Rimbaud et de Verlaine. Plus fascinante encore que cet hapax pictural est l’absence du poète rabat-joie

Me voici

13 février 2019
Jonathan Safran Foer, ce génie des lettres américaines, nous offrait en 2017 parmi les plus belles pages de roman de ces dernières années. Évidemment, on a loué le sens des dialogues percutants, incisifs et drôles comme ne peuvent l’être que les causes désespérées, on a suivi avec compassion et dérision

Madeleine

26 janvier 2019
« Tout au loin, d’une couleur autre, dans le velouté d’une lumière interposée, la petite phrase apparaissait, dansante, pastorale, intercalée, épisodique, appartenant à un autre monde » (Marcel Proust, « À la recherche du temps perdu »). Qu’importent la forme et le goût que prennent les réconforts, il est nécessaire quand janvier fait rage

Le spleen du solstice d’hiver 

29 novembre 2018
Si les zoroastriens offraient des sacrifices de feu au soleil qui disparaissait, chaque civilisation a imaginé sa manière d’inviter la lumière à tromper l’obscurité. Il y a pourtant parfois une tristesse ambiante quand la fête devient obligatoire et que la frénésie des guirlandes et l’abondance des mets en tout genre

Anamnèse

31 octobre 2018
Il fut une époque où le calendrier républicain l’affirmait sans ambiguïté : le 2 novembre est le jour de la macre, coincé entre celui du salsifis et celui du topinambour. De cette châtaigne d’eau contrite qui a disparu de nos assiettes, il ne reste plus rien dans la psyché collective. C’est que

Déborder des marges

26 septembre 2018
Dans chaque projet, le cadre vient à se créer. Parfois nécessaire, il se fait vite encombrant, bornant de ses angles les envies furieuses ou les rêves trop grands. Le travail quotidien devient alors une lutte, un bras de fer entre les normes et soi, entre la bienséance et l’intime conviction.

Chacun sa route

20 juillet 2018
Soir. On soufflait dans la chaleur. On transpirait à bouillons serrés, malgré la clim. De partout, les injonctions pleuvaient : « de deux choses l’une, minables, ou vous continuez de vous branler la nouille, ou vous marchez avec nous. » Mais nous avons toujours eu un faible pour la nouille. Alors on continuait

Tant va la cruche à l’eau…

17 juillet 2018
Puisque 42 est la réponse à toutes les interrogations de l’Univers, à quoi bon triturer sans cesse ce qui habite ou déserte les intentions des metteurs en scène ? Un constat de plus en plus présent anime nos discussions tardives, les bibles (mot correct pour dire « programmes de salle », NDLR) ne

I/O n°117

IO n°117

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