Sylvain Creuzevault

Résistance de l’esthétique ?

4 juin 2023
Après l’adaptation des « Frères Karamazov », plus contenue et plus lisible que ses précédentes formes, Sylvain Creuzevault retrouve avec « Esthétique de la résistance » les joies du spectacle monstre, celui que l’Histoire vient déborder et que l’inconstructible résistance communiste vient magnétiser.  « Esthétique de la résistance » constitue d’abord un espace offert à la

Au nom du père et des fils

1 novembre 2021
Habitué des constructions scéniques aussi ambitieuses qu’alambiquées, Sylvain Creuzevault délaisse en partie son familier laboratoire expérimental et foutraque. Après « Les Démons » en 2018, il poursuit son travail dostoïevskien avec un magistral « Les Frères Karamazov » qui offre une véritable leçon scénique et dramaturgique, subtile, fluide et drôle. L’exégèse psychanalytique aura vite

Tibi dabo

28 septembre 2020
Poutre faîtière de tout l’édifice romanesque dostoïevskien, la séquence dite « du Grand Inquisiteur » est une réflexion dialectique abyssale sur la théodicée. Après « Les Démons », Sylvain Creuzevault poursuit son exploration théâtrale intello-farcesque de l’âme humaine. Dans l’un des plus importants commentaires sur l’œuvre de Dostoïevski, Nicolas Berdiaev résume sans équivoque : « L’apparente

Arkadi(s)

22 juin 2019
Après « Les Démons », Sylvain Creuzevault s’attaque au pénultième fleuve de Dostoïevski dont le personnel dramatique convenait opportunément à la quatrième promotion de l’Éstba (École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine) pour son projet de fin d’études.  Pour cet « Adolescent », le metteur en scène reconduit l’esprit hybride et foutraque de sa précédente

Rédemption

26 septembre 2018
L’œuvre de Creuzevault est traversée par la trituration de la chose politique, de « Baal » au « Capital et son singe » en passant par « Notre terreur ». Avec « Les Démons », il assoit son théâtre dialectique sur la prose prophétique de Dostoïevski pour créer un objet scénique aussi polymorphe que réjouissant. « Les Démons » est

Les anges savants

17 novembre 2016
Déclarant que « la société totalitaire marchande fait du savoir un pouvoir et une solitude », le metteur en scène n’hésite pourtant pas à baptiser sa pièce d’un titre éminemment savant. Là réside un paradoxe qui éveille à la fois une grande attente, quelques craintes et surtout une question : de quel savoir

I/O n°118

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