La Fabrica

Marthaler prend de la hauteur
Le SommetSpectacle musicalThéâtre

15 juillet 2025
Soudain, six Suisses en tenues traditionnelles sont dans un chalet. Un monte-charge s’ouvre régulièrement pour apporter La Joconde ou des biscottes, tandis qu’un néon lynchéen grésille sous les poutres. Comme toujours chez le metteur en scène suisse-allemand, tout pourrait se résumer à une devinette pour laquelle l’auditoire attend, un sourire

Presque tout sur ma mère
The ConfessionsThéâtre

20 juillet 2023
Adepte d’un naturalisme sans fissures, délibérément indiciel, connu comme Caroline Guiela Nguyen pour ses plans séquence dramatiques adossés à des espaces unitaires (Ehpad, locaux de services sociaux), Alexander Zeldin rêve pour la première fois une traversée épique. « The Confessions » entre en résonance avec le récent déplacement autobiographique d’un

Soi-même et un autre
EXIT ABOVE. After the tempestDanse

15 juillet 2023
Changer du tout au tout, mais rester soi-même : c’est la première réussite d’« EXIT ABOVE. After the tempest », dans lequel le langage d’Anne Teresa de Keersmaeker prend une tournure excellemment pop — et on se réjouit de retrouver tant de motifs anciens refondus dans un joyeux moule où

Prophylaxie de la disparition
Le Jeu des ombresThéâtre

12 décembre 2020
Initialement prévue comme spectacle d’ouverture du Festival d’Avignon, édition 2020, la dernière création de Jean Bellorini a finalement pu rencontrer son public lors de la Semaine d’art. Jean Bellorini revient à Avignon après son adaptation des « Frères Karamazov », de Dostoïevski, donnée dans la magistrale carrière Boulbon en 2016 lors du

Macha la brocante
Lewis Versus AliceComédie musicaleThéâtre

18 juillet 2019
« J’étais devant la boutique d’un luthier vendeur de vieux instruments pendus au mur, et, à terre, des palmes jaunes et les ailes enfouies en l’ombre, d’oiseaux anciens. Je m’enfuis, bizarre », racontait Mallarmé dans son « Démon de l’analogie », pris d’un malaise devant cet empaillage du vivant qui atteint parfois le théâtre.

Miroitements
Pelléas et MélisandeThéâtre

10 juillet 2019
Maeterlinck est de ces auteurs francophones que l’on adule cérémonieusement mais qui se révèlent être – plus souvent qu’on ne le pense – un cadeau empoisonné. « Pelléas et Mélisande » ayant eu le chic d’avoir été pris d’assaut par notre Debussy national, la partition théâtrale se mue traditionnellement dans les esprits en un

Titanic II
ArctiqueThéâtre

17 juillet 2018
Deux ans après « Tristesses », Anne-Cécile Vandalem continue sa mise en récit des infinies désillusions de l’humanité. C’est encore et toujours sur le fil d’un réalisme revisité par l’emploi de la caméra sur scène que la metteuse en scène s’attaque à une nouvelle fable, cette fois-ci d’anticipation. Avec « Arctique », il sera

Phase terminale
Joueurs, Mao II, Les NomsThéâtre

8 juillet 2018
Gosselin et l’équipe de Si vous pouviez lécher mon cœur reviennent au festival après leurs « Particules élémentaires » en 2013 et « 2666 » en 2016. « Joueurs, Mao II, Les Noms » consacre logiquement le crescendo dégénérescent d’une esthétique qui s’épuise dans la vulgate spectaculaire. « Joueurs… » est un spectacle encore plus long (dix heures

Brûlot indigeste
Les ParisiensThéâtre

14 juillet 2017
Ce qui est embarrassant dans « Les Parisiens », adaptation du roman d’Olivier Py par lui-même, ce n’est ni la focalisation lourdingue sur le stade génito-anal, ni la tendance au communautarisme du propos – organisé selon des typologies plus ou moins étanches, les pédés, les putes, les Parisiens – ni le caractère

Fait divers numéro 2666
2666Théâtre

15 septembre 2016
Spectacle-fleuve d’Avignon, le projet de Julien Gosselin fait à lui seul événement. Adapter un roman de 1 352 pages en onze heures de spectacle est au bas mot un défi. Mais qui y plonge s’y noiera peut-être. « 2666 » est de ce genre de pièce qui laisse perplexe, indécis. Cinq parties se resserrent progressivement

La mort dans l’âme
Les Âmes mortesThéâtre

23 juillet 2016
(Article écrit en collaboration avec Pierre Fort) Cette édition du festival aura donc programmé deux adaptations de romanciers russes. Mais alors que Bellorini peinait à s’émanciper de la dimension foraine de ses précédentes pièces, Serebrennikov, en assumant entièrement un parti pris burlesque, parvient avec une grande maîtrise à restituer l’âpreté

I/O n°117

IO n°117

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Prochaine émission : 18/05/2026

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