Théâtre de la Bastille

This machine kills fascists

24 mars 2026
Avec Patatas fritas falsas, Agnés Mateus et Quim Tarrida proposent de regarder le fascisme en face. Dans une forme qui emprunte au cabaret, les deux artistes catalans se refusent à faire des fascistes des fantômes enfouis dans une mémoire conciliante et volontiers partielle. Actuel, le spectacle sonne comme un appel

Podcast spectral

1 octobre 2024
Le dispositif de « Sur tes traces » est autant un outil radical qu’une allégorie assez vite déchiffrée. Grâce à un casque proposant deux canaux sonores à emprunter librement, nous sommes amené·e·s à écouter alternativement les parcours de l’Iranien Gurshad Shaheman et du Québécois Dany Boudreault, qui eux se racontent simultanément. En

Mettre les voiles

7 décembre 2023
Avec « La Grande Marée », nous sommes invité·es à mettre les voiles pour rêver éveillé·es, remonter le cours de nos mythes et mettre en jeu notre esprit d’aventure, embarqué·es par les quatre comédiens qui nous entraînent à leur suite dans leur expédition. Après avoir navigué à la recherche de l’île Utopie

La grâce du fer

15 mai 2023
De la ferraille et des cordes, des poulies, des boules, du fer, du poids, du lourd, une toile peinte, des tuyaux, des boulons, des numéros et deux clowns, des sacs qui tombent du ciel et un homme suspendu par les pieds, le merveilleux Hervé Pierre (concret, humble, touchant, poétique, si

Détruire ce que nous ne pouvons pas créer

31 mars 2023
Ce « Nous revivrons » sonne comme une réponse vitaliste à l’ascétique “Nous nous reposerons“, ultime réplique d’« Oncle Vania. » L’élan optimiste de l’« Homme des bois », l’irrésolution, la dissipation dramaturgique et l’épaisseur écosophique de cette pièce de jeunesse, longtemps bûcheronnée par la critique, semblent être autant de raisons pour Nathalie Béasse de prendre,

L’évangile version puzzle

27 janvier 2022
Nous n’avons pas vu les deux premiers opus de cette « trilogie biblio-pop » qui se conclut ces jours-ci au Théâtre de la Bastille dans une caverne aux merveilles désespérées, qu’on situerait quelque part entre l’émission pour enfants nihilistes et la réécriture psychédélique de Beckett. Une caverne intrigante c’est certain. Opérante, ça

Les Illusions perdurent

21 septembre 2021
Exercice aussi amusant que périlleux que d’écrire sur un pièce qui dénonce avec verve et humour les jongleries courtisanes et autres veules manipulations des journalistes, et en particulier des critiques théâtraux. Pauline Bayle tire des 700 pages des « Illusions perdues » de Balzac un spectacle jouissif de plus de deux heures

Brumes néerlandaises

8 juin 2021
Vingt ans après sa découverte par Régy, Jon Fosse tourne désormais à la Kronenbourg (et parfois à la Cristaline) dans la petite salle du Théâtre de la Bastille. La partition sublime de « Je suis le vent » est ici retaillée pour que la voix réconfortante de Damiaan De Schrijver (alias “L’Autre »)

Charmez vos peines

21 octobre 2020
« L’art s’arrête où la diète est strictement suivie » : voilà ce que proclame le Regimen Sanitatis Salernitanum, recueil d’aphorismes médiévaux dont s’empare Ondine Cloez. La chorégraphe fait de ce régime biologique un régime poétique, tant sa forme anti-spectaculaire et anti-formelle nous confronte comme jamais au naturel presque inconvenable des interprètes.

Une joie de plante

4 octobre 2020
Le comique absolu dont parlait Baudelaire resurgit toujours des gravats. Deux ans après le souffle en ruines de Tiago Rodrigues, le théâtre de la Bastille est cette fois en travaux. Nous n’entendons plus le bruit des arbres qui tombent mais celui des scies sauteuses, qui s’activent pour une représentation future.

La grâce d’une racine

9 mars 2020
Silhouette fuselée, joues fardées de rouge, bouche serrée comme sous l’effet d’un doute, grands yeux clairs interrogateurs : Madeleine Fournier évoque tour à tour une liane toute en jambes, un clown triste, Klaus Nomi, un pantin sensible qui ferait toc-toc à des portes invisibles. La danseuse livre un solo inspiré

Tutoiement de l’ombre

27 janvier 2020
Percussion, sable, lumière, cuivre, cordes et corps. Tels sont les éléments de l’univers de la récente création de Maud Blandel. Dans ce mélange résistant ou ductile, chaleureux ou tempéré, organique ou friable se noue une cosmogonie essentielle, l’aurore et le crépuscule d’un monde traversé d’exultations et d’exténuations. Tout est tension

Enrober de sucre le diable personnifié

10 janvier 2020
L’allure immersive de cet « Hamlet » n’est qu’un leurre. Disposé autour de la scène et sur les tables du mariage mortuaire, le public n’est pas entraîné dans une énième machinerie illusionniste du monument shakespearien. Rappelant Jean-François Sivadier par ses dérives circassiennes, sa connivence populaire et ses artifices sans chichis,

I/O n°118

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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