Bordeaux- Page 2

E(n)clos

6 avril 2025
« DOGS » est annoncé comme un jeu de société, et c’est pourtant une conversation qu’on entend, et qu’on retient. Parce que par-delà son caractère très écrit, dans cette forme transposée du jeu social, que cinq jeunes danseur.ses s’emploient à dé-coder, émane de l’ensemble une spontanéité du propos. Voire quelque chose d’intranquille,

Le Chant du monde

3 avril 2025
Dans un spectacle intimiste, la comédienne Hatice Özer convie son père Yavuz Özer, musicien et ferronnier, à l’accompagner dans un voyage mémoriel où chaque mot, chaque note attrapent nos âmes. Mahmoud Darwich, le poète de l’exil, écrivait que « le parfum du café moulu est une géographie ». Chez Hatice Özer, c’est

Tout un art

25 février 2025
Dans ces multiples palimpsestes qui forment cette « autre histoire du théâtre », on aime reconnaître, on l’avoue, un grain de voix légendaire ou une scène mythique par-ci, une direction d’acteurs qui vaut pour méthode par-là. Mais, bien sûr, si cette distinction fait partie du jeu, elle n’en fait pas

V(r)om(b)ir

17 janvier 2025
Ce qui ne cesse de surprendre chez Rébecca Chaillon, c’est la puissance performative de son geste théâtral. Aussi commune puisse paraître cette idée, il en faut, tout de même, de la maîtrise pour (com)poser de tels actes, de telles paroles, de tels tableaux scéniques. Pour faire éclater un monde et

Jean-Pierre et nous

10 décembre 2024
Dans « Madame L’Aventure », Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume mettent en scène un héros génialement foutraque perdu dans le capharnaüm de ses pensées, une sorte de Don Quichotte des temps modernes qui, malgré l’épaisseur de la nuit et des ténèbres, choisit de plonger dans ses Enfers. Disons-le tout de go :

Creuser la temps-danse

2 décembre 2024
Travailler le motif de la répétition pour générer de la déformation et atteindre la transe. Présentée ainsi, cette trajectoire dramaturgique sonnerait déjà vue, tant elle semble imprégner la scène chorégraphique actuelle. Là où « Branle » se distingue, c’est par son point d’origine. En choisissant une des formes très traditionnelles

Sublime criatura

12 novembre 2024
« De l’origine, de l’a-parlance, de l’abîme, du corporel, de l’animal, de l’insublimable persistent en nous. », écrit Pascal Quignard. Avec « Hurlula », cette persistance advient comme existence. Le corps intranquille de Flora Détraz, fuyant constamment sa propre forme, cet infans qui a pour seule profération le cri, semble errer parmi

Co(s)mique

7 octobre 2024
Ashtar Muallem, sous la direction de Clément Dazin, a choisi de faire de son corps le tabernacle laïque d’une quête facétieuse de sens. Le travail aurait pu s’enfoncer dans une satire pesante des travers égocentriques de notre temps si deux choses ne lui permettaient d’y échapper : la parfaite maîtrise

Du chœur à l’ouvrage

4 octobre 2024
Dans la philosophie épicurienne, on considérait que les atomes chutaient dans un mouvement perpétuel et que l’inclinaison soudaine et inexpliquée d’un de ces atomes provoquait un entrechoquement de tous les autres qui formaient alors un corps. Or, pour pouvoir faire advenir d’autres corps, il fallait que la mort les séparât

I/O n°118

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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