Tant va la cruche à l’eau…

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Puisque 42 est la réponse à toutes les interrogations de l’Univers, à quoi bon triturer sans cesse ce qui habite ou déserte les intentions des metteurs en scène ? Un constat de plus en plus présent anime nos discussions tardives, les bibles (mot correct pour dire « programmes de salle », NDLR) ne sont-elles pas souvent plus pertinentes (amusantes, décadentes…) que leur concrétisation sur les plateaux ? Question délicate auquel Douglas Adams nous offre une réponse sous forme de nuit sans retour qui, avouons-le tout de go, nous (vous ?) épargne un cortège de théorisations qui auraient pu dégénérer au consensuel ou, pire, au réactionnaire. Nous garderons comme un plaisir coupable la délectation des discours improbables qui se gargarisent de mots et de concepts réjouissants, caressant dans le sens du poil notre besoin d’entre soi. Puisque la programmation officielle tend à promouvoir des propositions plus « grand public », ces plongées de pédanteries restent le seul îlot de snobisme, oasis dans notre désert estival.

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