Éclipse totale

Éclipse Totale
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Après le succès de « Chère Elena » l’an dernier avec ses nombreuses nominations aux Molières, Didier Long revient avec une nouvelle création sur le texte de l’anglais Christopher Hampton, plus tard adapté en film par Agnieszka Holland, et qui relate avec ardeur l’amitié et l’amour des poètes Verlaine et Rimbaud. Trois comédiens dont le seul talent suffit à apprécier le plateau vide et les superbes murs blancs de pierre. Un Rimbaud de dix-sept ans égocentré, fou de désirs, du monde, parfois trop sûr de lui et de sa plume (qui en douterait ?), talent maudit qui finira par le perdre. Verlaine, lui, sombre doucement dans l’alcool, les chantages, peut-être la jalousie et le deuil d’un propos poétique passé le temps de l’insouciance. « Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir » : c’est l’apologie de la jeunesse, de l’amour inconsidéré, au-delà des limites qui nous sont imposéest

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