Bric à brac hétéroclite, collage de textes de Badiou, Bourdieu et leurs camarades mêlés à des entretiens avec des anonymes, « Amour » peine à convaincre. On reste perplexe devant cette accumulation sans lien ni liant, ce grand écart qui entre « La Danse des canards » à la « Lettre à D ». Il faut dire que s’attaquer à un sujet aussi vaste que l’amour, rien que ça, n’est pas chose facile. Si sur le papier l’idée est séduisante, on ne peut que constater qu’elle est assez mal exploitée sur scène. Au milieu de l’enchaînement de saynètes assez plates surnagent pourtant de beaux moments offerts par une vieille dame ou des enfants dénués de cynisme. On déplore aussi, faut-il le noter, un manque flagrant d’inclusivité dans les textes choisis, textes ayant pour la majeure partie comme auteurs des messieurs d’un certain âge. Ceux écrits pour l’occasion tentent de rectifier le tir, poussivement.

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