Albert Londres, les pigeons et moi

C’est l’histoire d’une meuf… Elle est journaliste. Autour d’elle, tout le monde est un peu con. Et elle n’est pas mieux que les autres, non, simplement elle s’en rend compte. Alors elle arrête. Elle arrête de courir après un monde fou qui de toute façon devance ceux qui le racontent. Elle arrête de se conformer aux règles idiotes de ces rédactions à la recherche de l’info qui n’existe pas encore. Elle arrête de courir pour des articles à 50 euros. Elle arrête, et ça fait du bien de l’entendre. Ça fait du bien, mais ça ne fait pas un spectacle. Non, parce que si Dorothée Drevon est drôle, elle donne l’impression d’être la copine marrante qui fait de ses blagues du dimanche un spectacle. En fait, c’est un peu léger et le propos est un peu évident, mais ce n’est pas grave, car c’est déjà fort pour un premier spectacle. Le seul vrai problème, c’est que cette manière qu’elle a d’exprimer son ras-le-bol du journalisme d’aujourd’hui ferait certainement une très bonne tribune dans un quotidien national.

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