(c) Simon Gosselin

Eau Sauvage, c’est le parfum immortalisé par Alain Delon, figure de la virilité devant l’Eternel, mais c’est aussi le joli texte de Valérie Mréjen sur son père, porté à la scène au Théâtre Paris Villette par Julien Fisera. Eau Sauvage, c’est l’amour inconditionnel option angoisse débordante d’un père pour sa fille au fil de sa vie. Si on n’entend pas la voix de la fille, c’est pourtant par son corps à elle que passe celle du père. Se nourrit-elle convenablement ? Pourquoi n’appelle-t-elle pas plus souvent ? Et les enfants, elle y songe ? Ce sont deux vies en miniature et en creux qui défilent, l’une accrochée à l’autre comme on s’accroche à un radeau de survie. On en ressort ému, et avec l’envie d’appeler son propre père pour lui demander s’il va bien.

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