Trois grandes fugues

Trois grandes Fugues
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Trois grandes figures féminines de la danse contemporaine interprètent à la suite la Grosse Fugue opus 133 de Beethoven pour en délivrer trois visions aux couleurs et tonalités contrastées. Très classique et nostalgique est celle de Lucinda Childs qui ouvre le bal avec une élégance froide et monotone peu inspirante. Plus fracassante est celle d’Anne Teresa de Keersmaeker avec ses corps bondissants jetés et roulés au sol. Mais pour qui apprécie l’épure sensible de la chorégraphe, la pièce semble exagérément velléitaire. Enfin, celle de Maguy Marin est une Fugue de combat. Quatre écarlates et éclatantes interprètes font régner sur scène un élan vital et rageur. Le Ballet de l’Opéra de Lyon porte avec aisance et conviction ces trois versions d’une même œuvre musicale.

 

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