Arlequin poli par l'amour

La Scala reprend « Arlequin poli par l’amour », le premier succès de Thomas Jolly. La première image est très belle, les comédiens se partagent cette phrase à la fois obscure et lumineuse de Jean-Luc Lagarce : « Nous serons amoureux, évidemment, le moins qu’on puisse. Et pas toujours en silence, pénibles et envahissants, et indignes, c’est bien et pas toujours mélancoliques et pas toujours fidèles et purs et pas toujours, je ne sais plus, mais amoureux, ça oui ! » Noir. Le spectacle commence. Cet « Arlequin » est un véritable show pop aux accents d’opérette, s’adressant à un large public mais qui, dans sa débauche de moyens s’épuise parfois : musique pompière, soufflerie qui envoie des milliers de confettis sur les spectateurs, lumières pas toujours très distinguée. On saisit l’envie louable d’offrir un divertissement léger et accessible mais c’est au détriment de plus d’émotion et de simplicité.

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