La France contre les robots

La France contre les robots

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Il y a, chez Georges Bernanos, une puissance qui s’empare irrésistiblement de vous. Sa pensée résonne, fraîche, dans la mélodie de ses textes. Une pensée qui agit comme une lame, balayant l’horizon des idées reçues et de nos peurs secrètes qui ne trouvaient aucun réceptacle. Bernanos met des mots sur l’homme et sa société qui n’ont nul autre pareil. Précis, cinglants, délicats. Amers, souvent, car l’homme dépossédé de toute spiritualité se retrouve esclave des tyrans, esclave des machines, esclave de lui-même. Si la voix de Jean-Baptiste Sastre habille ce texte d’une gangue de velours, la mise en scène faillit à provoquer chez nous la fièvre de l’auteur qui recherche, en creux, à nous faire retrouver l’amour pour notre monde. Sastre n’a pas envie d’être un corps en plus d’une voix, et cette réluctance éclate sur scène de façon maladroite, faisant tomber à plat le lyrisme du texte.

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