© La Mazane

Marie, Léa et Maïté concoctent une sorte de huis-clos adolescent, perdu dans la tiédeur de leurs rêves émotifs. Leurs corps de danseuses resplendissent de ce halo de candeur que l’on trouve parfois chez celles et ceux qui font leurs premiers pas en dehors des conservatoires. L’alchimie de leur trio est tremblante et semble vaciller comme une âme jeune qui se noie dans le verre de ses premiers émois. Il manque encore la précision du geste, le polissage de l’idée initiale, qui puisse déchirer le voile de ce cocon trop douillet dans lequel elles s’emmaillotent les unes aux autres. En cela, « Envers » est encore une pièce de recherche, une sorte de laboratoire de l’être, sur le point de se jeter dans le bain de la vie. La proposition est néanmoins prometteuse ; elle fait apparaître ci et là quelques jolies idées auxquelles l’œil s’accroche, et qu’on espère voir se développer.

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