À nos adieux

À nos adieux
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Au premier étage du Point éphémère, juste au-dessus de la salle à table de ping-pong, où s’essoufflent des barbes rousses à bonnets bariolés sirotant leur jus de carotte, flottent un studio de danse et son parquet. Les murs sont effrités et les canalisations apparentes, quelques gradins, un tapis de danse et, sur un des murs, des fenêtres donnant sur le canal. Fabuleux éléments de décor, ces ouvertures teintaient la performance de Yohan Vallée et de ses deux interprètes d’une lumière imprévue. La fenêtre est ouverte, les bruits de la ville entrent dans la salle, les danseurs sont spectateurs de cet extérieur, le quatrième mur vire à jardin et les stores se font rideaux de théâtre. Des bandes sonores de voix en montage alterné grésillent de l’intime au public, du singulier à l’universel, comme le mouvement où le port de tête classique se subjectivise d’une sincérité enfantine. Tous les éléments du spectacle tiennent en équilibre sur le rebord de la fenêtre entre extérieur et intérieur.

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