Mais aux lieux du péril, croît aussi ce qui sauve

Mais aux lieux du péril, croît aussi ce qui sauve
Par

Tout oublier et vivre l’instant présent. Quitte à se fracasser. Ou quand Nietzsche se met au skate. Parce que dans le péril sportif des genoux qui se brisent et des têtes qui s’éclatent sur nos architectures contemporaines, c’est de la quête d’une vie possible par le refus et l’aujourd’hui que Léa Drouet nous parle. Oui. C’est bien de cela qu’il est question, mais aussi de la fécondité du geste mortifère, qui seul engendre le salut. Alors Hölderlin, bien sûr. Hegel, évidemment. Mais le plus beau, c’est l’inquiétude qui plane, quand le bruit des roues et la chaleur des flammes laissent place à l’implacable troisième temps de la dialectique à l’œuvre : là où croît ce qui sauve, croît un nouveau danger.

D'autres articles par