Now

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Outre la musique dispensable de René Aubry, « Now » demeure une pièce inégale. Une disharmonie qui rend certains passages roboratifs, aussi à la première partie préférons-nous la seconde, laquelle réussit par instants à convaincre le spectateur. Au temps se substitue la thématique de la forêt, moment où naïveté et force poétique se conjuguent justement. Une forme imparfaite à laquelle il aurait certainement fallu soustraire à l’arrière-scène la projection d’images numériques de facture parfois douteuse. À retenir néanmoins de très beaux passages parlés, les images de processions lentes chères à Carlson, un solo d’homme torse nu et dansant avec les voiles de son pantalon, somptueux, la transformation des danseuses en hamadryades ensorcelantes. Rien de plus paradoxalement présent que ces instants disruptifs qui brisent le continu et dévoilent avec justesse la machinerie du temps.

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