Tajwal

Premier spectacle du premier festival de danse arabe, on vient là avec une curiosité presqu’enfantine, sensualité rêvée des enfances moites, corps dansants dans les lumières ajourées, jouant sans fin et sans issue avec le désir de l’homme. Douche. Froide. Si le corps dansant de Alexandre Paulikevitch est fluide et maîtrisé, la musique d’une backroom berlinoise et le message politique, sous-jacent mais hurlant, mettent en verve l’éternelle posture de la victime, ici arabe, homosexuelle et exploitée. Pourquoi tant d’évidence ? Pourquoi un tel ressassement ? Le bourgeois de Saint-Germain trouvera matière à explorer sa propre culpabilité venue du fond des âges, venue d’un XXe siècle déjà si loin. Les autres iront tromper leur ennui en se réjouissant du prologue, images issues des fifties, qui semblent alors ultra-contemporaines en regard, par leur joie et leur sensualité simple.

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