Un homme qui fume c'est plus sain

Un homme qui fume c’est plus sain

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« Un homme qui fume… » a tout ce qu’il faut pour réussir : des rires, (mêlés à) de l’émotion et (assaisonnés par) de la réflexion, des scènes de drame, (teintées) de narration, (saupoudrées) de méta-théâtre et (comblées par) une dose d’onirisme. Le tout sur un thème épineux : le deuil — ici, sept frères et soeurs se retrouvant dans leur ville natale de Cholet pour les obsèques de leur père. Que demander de plus (à part peut-être moins) ? Leslie Bernard, perchée quelque part entre In Vitro et les Chiens de Navarre (dont Adèle Zouane et Matthias Jacquin, parmi les fondateurs de BAJOUR, sont de récents membres), compose agilement sa symphonie douce-amère à réserver pour les dimanches soirs : fouillis, trop peu radicale, mais fichtrement réconfortante et généreuse… On voudrait seulement que son éclat, faute de vrai contrepoint (que le fantôme incestueux rôdant sur la famille avait l’occasion de charrier), se ternisse moins vite.

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