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Comme dans « Rhinocéros » de Ionesco, un monstre inquiète la petite vie bureaucratique. Bien sûr que l’animal est allégorique, bien sûr que la métaphore fantastique est un peu poussive, mais le comédien Antoine Gouy est formidable dans sa précision interprétative, à mi-chemin entre l’incarnation et le dégagement requis par le stand-up. L’ambiguïté de cette posture n’est pas sans déclencher quelques petits malaises, en particulier par les vignettes misogynes que le spectacle égrène avec une certaine complaisance, sans que la neutralité du personnage n’instaure de vrai contrepoids satirique.

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