(c) Jean-Louis Fernandez

Drôle de nom que ce “Demi-Véronique”. Drôle de nom pour cette réécriture visuelle et orageuse de la 5e symphonie de Mahler. Elle met du temps à démarrer cette symphonie, d’ailleurs. Un homme, l’acteur Lionel Dray, vient nous faire patienter et parodie la foule à la fois mondaine et studieuse qui fréquente les opéras. De ses semelles s’échappent la clameur familière d’un orchestre qui s’accorde avant une représentation. La parole s’étire entre ironie mondaine et nostalgie de ce moment bien précis qui précèdent la grand-messe. Lionel Dray nous offre ainsi un