Tosca

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On ne pouvait rêver plus beau cast pour Tosca. Opéra des grands soirs avec trio vocal d’exception. Au programme : love story, frissons, passions, suspense, mort et… bravissimi. Et il faut dire qu’on l’attendait, Anja Harteros. « Mario, Mario » : déjà, le vibrato est justement placé, le timbre amoureux. La soprano dramatique chante la passion, la jalousie, la douleur, la violence, et la mort, avec une force qui n’a d’égal que son élégance scénique. Mario, c’est Marcelo Alvarez, qui lui aussi sait jouer du contraste : le timbre est chaud, éclatant, suppliant, bouleversant. Aussi puissant que celui de l’effroyable Scarpia que campe Bryn Terfel. Odieux personnage que Scarpia : tyrannique, liberticide, et en plus misogyne. La mise en scène de Pierre Audi joue subtilement de références cinématographiques italiennes. Élégante, elle laisse parler la musique, admirablement servie par l’orchestre de l’Opéra, lui aussi héros du soir sous la direction passionnée de Dan Ettinger.

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