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Adapté d’un court livre d’Annie Ernaux, “L’Autre fille” est une lettre à l’absente, une façon de guérir d’un deuil impossible : celui d’une grande sœur inconnue et décédée. On comprend l’envie de la metteuse en scène de porter sur scène un texte si puissant. Laurence Mongeaud sert honorablement cette tentative d’épuisement d’un secret familial. Comment se construire face à une aînée à laquelle on ne peut se mesurer, comment trouver sa place quand on a le sentiment d’avoir hérité de celle de quelqu’un d’autre, tels sont les enjeux de cette “Autre fille”. On déplore cependant une mise en scène un peu trop illustrative, qui tend à amoindrir un propos pourtant fort. Le constat de la pièce, lui, est amer ; cette autre fille n’est pas celle que l’on attendait.

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