Providence

Laurent Poitrenaux seul sur son divan. Le drôle de dépressif donne au public une leçon de vie, ou comment égayer un quotidien caractérisé par la platitude et la linéarité. La musique en stéréo remplit le vide existentiel de ce solitaire et la scénographie noire et aseptisée traduit le néant de son histoire. On est d’abord sensible à cette froideur comique, au débit lent et appliqué de l’acteur qui nous plonge dans l’univers de la mélancolie. On admire de fait la performance de Poitrenaux qui incarne avec justesse son personnage. Son programme de santé : le repli sur soi. Puis ça décolle vers le délire et la projection d’une vie nouvelle. Poitrenaux fait le show mais tient sa barque. Pourtant, si le cynisme du texte est fin et amusant, on est peu à peu lassé par le ron-ron de la litanie, et la recherche du pur présent s’épuise passée la première heure de représentation.

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