My soul is my Visa

« On dirait les mouvements de tête d’Indochine dans les années 1980 », entend-on une spectatrice dire à la sortie de « My soul is my Visa », sans trop savoir si c’était une qualité ou un défaut. C’est pourtant dans un décor plus 70s que 80s, avec une moquette blanche qui recouvre le sol et une partie du mur, que nous accueillent les interprètes de Marco Berrettini. Ce travail sur le décalage permanent entre morceaux joués sérieusement au piano et chorégraphies potaches où on répète à l’envi des gestes venus droits des esthétiques funk et disco s’avère très déroutant. Si on a cru comprendre la volonté d’explorer la contamination d’un·e artiste à l’autre, on a eu plus de mal à adhérer totalement à la proposition dans son ensemble. « My Soul is my Visa » nous a laissé avec la frustration qu’on peut ressentir à voir une bande de potes s’amuser alors qu’on n’a pas été invité·e à la fête : c’est sûrement très bien quand on en fait partie, mais de l’extérieur c’est un peu décevant.

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