(c) Florent Garnier

Ce qu’Ondine Cloez apprécie dans les vacances, c’est avant tout le fait de laisser une place vacante ; celle que l’on laisse derrière soi, pendant que notre corps voyage. Sa performance, tenant à la fois du one woman show et de la danse contemporaine, explore ainsi l’idée que si la vie est ailleurs, notre corps, lui, ne peut pas prendre des vacances de lui-même. A partir de ce constat tragicomique s’amorce donc une drôle de chorégraphie, la performeuse cherchant à tourner autour de son propre corps, avec une ironie qui nous emporte et nous prend à imaginer, nous aussi, la sortie de nous-même. Par son humour toujours décalé, on observe ce que pourrait être cette vacance du corps, comme une pause bien méritée dans les difficultés parfois moroses de la vie quotidienne. Et c’est là, un court instant, que se dévoile quelque chose de la grâce ; une grâce un peu à côté de ses pompes, comme on dit, qu’elle nous invite à considérer avec une légèreté quelque peu clownesque et véritablement euphorisante. Comme une pause bien méritée, en somme !

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