Le Petit-maître corrigé

Le Petit-maître corrigé

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Une liaison est-elle synonyme d’engagement ? Un couple marié peut-il tolérer l’infidélité ? À quel moment est-on sûr de s’aimer vraiment ? Près de trois cents ans après sa première représentation, les questions qui jalonnent « Le Petit-maître corrigé », de Marivaux, sont toujours d’une troublante actualité. L’intrigue est fort simple : la belle et provinciale Hortense se voit promise à Rosimond, un prétentieux et libertin « petit-maître » parisien. Secondée par sa servante Marton, l’ingénue se rebelle et s’emploie à débarrasser Rosimond de ses faux-semblants. Certaines séquences de ce « Petit-maître » mis en scène par Clément Hervieu-Léger ont des accents rohmériens. L’espièglerie romantique d’Adeline d’Hermy en Marton par exemple. Tout comme le décor, vaste dune parsemée de verdure où les personnages viennent s’étendre et s’étreindre. Mais pourquoi diable faire de Rosimond (Loïc Corbery) un précieux si caricatural, maniéré à l’extrême ? Ce petit-maître n’avait nul besoin de cela.

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