Marc Pittet

Marc Pittet

Dans un rai de lumière

4 février 2020
Le temps s’arrête, expectoré. Pris à témoins, nous subissons l’idiome nazi comme une thoracique pesanteur. Cette scénographie à la troublante sobriété nous déplace sans retour dans les rigueurs de l’été 1944. Transpatialisation transmédiale en vert de gris taché d’horreurs spasmodiques. L’emboîtement monotone de formes grossières aux lignes bien droites, précipitent sous nos yeux la nauséabonde fermentation des rousseurs amères de

Les déboussolés

DR L’agencement millimétré des corps, leur chorégraphie d’emblée tendue par delà tout l’espace de la scène, un canapé noir conspirent à notre intranquille installation au cœur de « Trust ». La vespérale captation de la Schaubühne, heureuse alternative en ces temps où tous les théâtres doivent rester fermés, se fait simultanément nôtre

Autour du pot

Dans la procession qui se forme après le tomber de rideau, l’écho

Les déboussolés

7 avril 2020
Il fallait du courage pour prétendre tenir face à cette mise en scène par Peter Stein du texte de Botho Strauss « Grand et Petit », tant la promesse d’être d’emblée déconcerté était palpable. En rediffusant cette longue représentation créée pour la première fois à Berlin en 1979, on peut s’interroger sur

Souffleurs de suif

10 mars 2020
Cru, répétitif, sans soulagement. Le rythme de ce docu-fiction, à moins que ce ne soit le contraire, est poisseux comme le velours des sièges bon marché sur lesquels s’entassent les garçons de nuit d’un bar viennois. Cette persistance sans onctuosité ni décontractions est amplifiée par les éclairages artificiels trop convenus

I/O n°118

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