Trois interprètes essoufflent et épuisent leurs corps au rythme de sonorités mi-savantes mi-électro – privant la chair d’une exégèse qui la déborde. Dans « minor matter », Ligia Lewis choisit en effet d’exposer et de célébrer la sueur sous un trio de sources lumineuses crescendo (halogènes, LED, lasers) que la chorégraphie exalte richement entre explosivité du rapport scène/salle et figures acrobatiques ponctuées de tirades simili-Falk Richter au micro. Une performance à apprécier pour la force de son autotélisme plus que pour ses intuitions de manifeste poétique (le spectacle se consacre à la couleur rouge – qui n’est pas si monopolistique – pour exprimer l’amour et la haine) ou politique.

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