Victor Inisan

Victor Inisan

Docteur en études théâtrales, spécialiste de lumière de spectacle, critique à Libération et aux Midis de France Culture.

Musée de l’esprit

19 novembre 2025
Actrice vue chez Chloé Dabert, actrice et autrice dans « Le Caméléon » mis en scène par Anne-Lise Heimburger, Elsa Agnès est également metteuse en scène dans « Au-delà de toute mesure », un premier spectacle à la dramaturgie particulièrement délicate, et dont l’humour, d’apparence inoffensive, recèle une étrangeté, parfois même une noirceur salutaire. On croirait d’abord à un vieux

Annulation des rapports de force

Lunettes noires et costume full cuir à la Matrix, Zoé Lakhnati, en vigile un brin SF, attend que son oreillette imaginaire le lui confirme : le public est bien « stable », on peut introduire l’égérie virginale au plateau — alias la culturiste Claudia Atletica. Mais une fois son long châle bleu

Surhommes

Bang bang, solo à succès du canadien Manuel Roque , revient en

Mayday

9 juillet 2026
Démarche touchy que de chorégraphier ni plus ni moins que les gestes qui sauvent ; en l’occurrence, ceux des sauveteurs de l’Ocean Viking, dont l’asso SOS Méditerranée est décisive pour la survie de nombreux réfugiés. Et une chose est sûre, la chorégraphe Fiona Houez est d’une grande rectitude morale :

J’suis qu’une particule

6 juillet 2026
Le philosophe allemand Hermann Schmitz distingue deux corps, Körper et Leib. D’un côté, l’objet, le corps anatomique ; de l’autre, le sujet, le corps vivant et vécu, qu’on traduit par chair, et dont les limites avec le monde sont floues. À voir Vivarium de la compagnie La Vouivre, on croirait que le

Ensoleillé d’existence

27 janvier 2026
Nouveau directeur du CCNN de Nantes, le chorégraphe et danseur Salia Sanou reprend  son concept Multiple-s — des rencontres face-à-face avec un artiste (danseur, musicien ou bien auteur) — dans le cadre du festival Trajectoires, avec un diptyque d’une grande élégance chorégraphique.   On l’aura vu en duo avec Germaine

Le moi n’est pas maître

24 janvier 2026
Sans aucun doute, le précepte psychanalytique « le moi n’est pas maître dans sa propre maison » convient bien à NEGARE et (di)SPERARE, les deux premiers volets d’un obscur triptyque composé par le chorégraphe luxembourgeois Giovanni Zazzera : bien qu’elle pâtisse d’un visuel un peu grossier, la danse sidère par son inquiétante

No hay banda

8 janvier 2026
Deuxième volet du cycle L’Amour et l’Occident, Le Mauvais Sort de l’autrice et metteuse en scène Céline Champinot imagine un cabaret post-apo où quatre figures archétypales revivent la déréliction amoureuse et politique du monde moderne. Sous une faible lumière blafarde, une silhouette écarlate pénètre un cabaret en ruines : chaises

Humain trop humain

2 décembre 2025
Chez Sharon Eyal, les genres chorégraphiques s’entremêlent souvent — contemporain, gaga, même des danses de salon — pour fusionner autour d’une même esthétique, certes genrée et relativement classique, mais qui puise autant dans le ballet que dans le compagnonnage de la chorégraphe avec la Batsheva. Même programme pour le dernier-né

1 + 1 = 1

26 octobre 2025
« Figures in extinction », qui réunit le metteur en scène britannique Simon McBurney et la chorégraphe canadienne Crystal Pite, augure évidemment le meilleur. Dommage que le médium du premier, le théâtre, comprime violemment celui de la seconde, la danse, qui n’arrive paradoxalement à s’exprimer que dans les (trop) rares

Mode Noclip

18 septembre 2025
« The Missing Door » et « The Lost Room », deux courtes pièces créées en 2013 et 2015 par Carrizo et Chartier, originellement pour le NDT, fascinent surtout lorsque l’illusion se poursuit par-delà ses murs dramatiques un peu romantisants, qu’elles prennent heureusement plaisir à fissurer. Rares, presque inexistants, sont
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I/O n°118

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