Espace Pierre Cardin

L’anatomie de la mélancolie

29 novembre 2019
L’anxiété a saisi l’humain depuis sa chute de l’Eden. Qui n’a de cesse depuis de trouver pansements et cautères pour apaiser l’égarement qui le saisit. La première partie expose les gimmicks communs, talismans du traitement du symptôme : psy, médocs, réussite sociale, sexe compulsif. Et leur rôle désormais clair dans

Pas Satan, juste une vieille vache

27 mars 2019
Si les œuvres montées par Emmanuel Demarcy-Mota s’inscrivent dans une « continuité d’interrogations » sur le rapport entre l’individu et la démence collective, le directeur du théâtre de la Ville s’attaque cette fois à une pièce autrement dialectique que sa dernière expérience camusienne (« L’État de siège »), se tournant vers le magico-réalisme américain

(J’) accuse

19 janvier 2019
Il fut un temps où Thomas Ostermeier s’en prenait vigoureusement à la politisation outrancière du théâtre contemporain, préférant ouvrir discrètement, dans les textes des répertoires classique et moderne, des pistes de réflexion sociologiques, économiques ou philosophiques. Dans ses récentes créations françaises, la parole politique s’est pourtant invitée discrètement au micro,

Sambasô, danse divine

26 septembre 2018
Entre les quatre piliers du théâtre nippon, la grande tradition du kyôgen et du rituel shintoïste est performée par la famille Nomura, dont l’aîné, Mansaku, est reconnu « trésor vivant national ». La richesse du programme réside dans ses contrastes. « Tsukimizatô » se présente comme une fable populaire. Un vieil homme y est

Rebetika

2 mai 2018
Nicolas Bouvier, le plus grand écrivain voyageur, a retracé dans son chef-d’œuvre, « L’Usage du monde », cette transmission insensée depuis les rives du Gange d’une musique nomade, réfugiée, exilée depuis les premiers siècles de notre ère. Commodément regroupée sous le terme de « musique nomade », elle a puissamment irrigué les constructions sonores

Jules et gym

7 décembre 2017
Ils sont trois – une fille, deux garçons – et ils dansent. Menée tambour battant, la chorégraphie vigoureuse de Jan Martens fait varier le chiffre trois : trois parties, trois couleurs, trois costumes. L’écriture exhibe des réitérations sérielles, disloquées ou disjonctées. Car trois, cela peut être un « deux » mettant à distance le troisième

Jérôme Bel

5 novembre 2017
Bien avant Olivier Dubois ou Xavier Le Roy, Jérôme Bel présentait des danseurs intégralement déshabillés un spectacle durant. C’était en 1995, dans une pièce emblématique qui porte son nom. Le corps de l’interprète radicalement mis à nu se fait matériau ludique et malléable, suant et suintant. Corps objet mais bien vivant,

Epic Jazz

26 avril 2017
Emmanuel Bex et David Lescot unissent leurs forces pour entreprendre le récit, ou plutôt le récital de la Commune de Paris, révolution éphémère, bœuf social et libertaire pendant lequel le peuple a pu s’affranchir de la partition et décider de lui-même ce qu’il allait jouer. Le premier est un maître

I/O n°118

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