Timothée Gaydon

Timothée Gaydon

« La Ruée » au TNB : l’histoire à la criée

28 décembre 2018
Se ruer pour sortir, afin d’éviter les atermoiements larmoyants, les nostalgies surjouées et les rétrospectives pétrifiantes, voilà le programme envisagé par Boris Charmatz pour achever sa résidence au Théâtre National de Bretagne à Rennes, ville qui aura vu émerger chez elle, entre autres, le revigorant Musée de la Danse. Amateur d’archives, praticien iconoclaste de l’espace muséal, le chorégraphe ne pouvait

The Dark Master

Alors que la scène française théâtrale en est tout à nous faire entendre un pêle-mêle de voix, qui sur le mode de l’oratorio, qui sur celui de la chorégie, le Japon fait parvenir par l’intermédiaire de Tanino une voix souterraine qu’un dark master prononce à son apprenti cuisinier pour l’aider
Perf act day

Perf Act Day : jour audacieux

18 octobre 2019
Au milieu du paysage dansé de la rentrée, il est tâche peu aisée de s’y retrouver parmi les nombreuses silhouettes qui cherchent à ravir les spectateurs affamés, avides de perles chorégraphiques, de gestes brûlants qui blessent autant qu’ils revigorent l’âme fatiguée, de rires et de leurs nuances succulentes. Thomas Lebrun,

Le monde en rotonde

4 juin 2019
Un boa en tissu dessine au sol une grande spirale sur laquelle les spectateurs sont invités à s’asseoir. Ce premier temps de la représentation qui dispose danseurs – professionnels et amateurs – et contemplateurs, sur le même plan, ou sur la même trace devrait-on dire, nous accueille dès lors dans un monde

Sans langue, pas de logos

15 avril 2019
« Lenga », premier volet d’un cycle intitulé “La Guerre des Natures”, est né dans le souci, la préoccupation, l’interrogation, roulé entre ces sentiments proprement émouvants puisqu’ils nous agissent. A l’heure de l’”Anthropocène”, l’homme aurait un rendez-vous des plus tragiques, il serait invité à contempler le tarissement d’une richesse bio-linguistique mondiale, c’est-à-dire

Les bras ballants

9 février 2019
Programme foucaldien en exergue de “Ces gens là” puisqu’à peine installés sur nos fauteuils, des rais de lumière crue, aveuglante balaient la salle à l’image des phares des pénitenciers scrutant quelque évasion à venir. Deux mots qui se dessinent alors dans la tête : surveiller, punir. Ce début allèche l’esprit tant

Andante en dents de si

21 janvier 2019
Entre bonds et rebonds, le public parisien avait découvert en 2017 aux Abbesses l’énergie folle du duo Igor et Moreno qui dans « Idiot-syncrasy »soulevaient en sautant des aspirations utopistes : un désir de changer le monde par l’idiotie, laquelle réfléchit, en tous sens, le réel si l’on s’accorde avec Clément Rosset.

De la psychomachie sardonique

27 novembre 2018
Il y a un air de Laura Palmer chez Sophie Cadieux, porte-parole de l’écorchée vive S. K., un air de victime impropre, et la même voix – tue – de celle qu’on n’entend que dans les soubresauts du désespoir. L’aura lynchéenne qui baigne le plateau rouge (à l’image du sang

Les nœuds de la pensée

23 novembre 2018
Script moderne, Noé Soulier se propose d’ajouter des addenda au chapitre « Musique/danse » du grand livre de l’histoire des arts. Partant d’un présupposé relativement simple, il présente l’idée d’une création conjointe de la musique et de la danse afin d’échapper aux interrogations insolubles concernant le rapport des deux arts

Les rythmes barrés

25 octobre 2018
Mais quel est-il, ce canton perdu et oublié de la danse ? Quel est ce pays des pas feutrés, des claques bruyantes et des chemises bouffantes ? Quelle est cette région du monde où vivent cinq femmes et trois hommes, tous frappés et entraînés par les mélodies de Ligeti et d’Ysaÿe ? C’est

Nul n’est prophète en son pays

23 octobre 2018
Quatre heures tour à tour froides, chaudes, puis glaciales, le « Angels in America » d’Aurélie Van Den Daele trouble la température du Monfort. Aux lumières froides des néons répond l’atmosphère chaude et généreuse du plateau, aux destins tragiques sourit le jeu burlesque d’Ali Mehelleb haut en couleurs ; la mise en scène

Les sueurs chaudes

16 octobre 2018
Pièce créée en 2000, « Decadance » déploie enfin sa corolle envoûtante au palais Garnier. Derrière ce titre taquin se dessinent néanmoins les ambitions esthétiques de Naharin, sauvages et chaotiques. En un mot, « Decadance » livre un programme suivi à la lettre par les danseurs : décadanser, c’est danser en décidant savamment de choir,

I/O n°118

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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