Johanna Pernot

Johanna Pernot

Johanna Pernot est professeure agrégée de lettres modernes.

L’écorce des souvenirs

14 juillet 2025
L’eau comme métaphore du temps qui s’écoule, c’est un topos aussi usé que la robe d’Héraclite. On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, et Raphaëlle Piera en a bien conscience, elle qui a découvert dans l’album familial les photos de ses vacances d’antan sur le canal du Midi. Les images de son exposition glissent ainsi du

2019, odyssée tellurique

Émerveillement Je ne sais pas ce que je vois. Des formes insensées, belles, irréductibles. Un bain de radiations, d’ondes pures et de solides. D’impressions synesthésiques, dans mon corps et sur ma rétine. Expérience presque psychédélique. Sur les murs qui virent lentement de la nuit de l’espace au bleu clair, les

On te voit

Au sein d’un prix Découverte 2025 particulièrement relevé, plusieurs artistes se sont

Vie minuscule

K ou le souvenir d’enfance Amateurs de couleurs vives, de photos léchées,

Utopie

7 juillet 2024
Dans son « Voyage au centre de la Terre », Jules Verne imagine une expédition scientifique vers l’Islande, à la recherche d’un cratère qui mène en son centre. Au cours de l’aventure souterraine pendant laquelle elle s’égare, l’équipe manque mourir de faim et de soif. Dans « Voyage au centre », Cristina de Middel s’approprie

Homo humilis

11 juillet 2022
Dans la chapelle, l’atmosphère est tropicale, humide et étouffante. Les yeux s’accoutument à la pénombre pour identifier des feuilles et des palmiers, des lambeaux de forêt, jusqu’à distinguer au loin un lent incendie – dans l’ancienne abside, sous le regard placide de Dieu, la jungle brûle. « Phoenix », la dernière exposition

Entretien avec un fantôme

9 juillet 2022
Comment révéler l’invisible ? C’est le fil directeur de ces Rencontres d’Arles. Mika Sperling s’en saisit au sens propre : sur ses portraits de famille, la silhouette absente du grand-père se promène entre les cadres comme un fantôme. Découper ou effacer la photo d’un être qu’on a aimé ou haï (les deux ?),

Anywhere Out of the World

15 juillet 2019
Entre-deux « Era incognita », « Obscuro barroco », « Exotica, Erotica, etc. » : les titres des projets de la chatoyante exposition « Les Vivants, les morts, et ceux qui sont en mer » nous orientent vers l’inconnu, la périphérie obscure des êtres. « Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas », écrit

Zones grises

13 juillet 2019
Cassandre sur le rivage Pendant quinze ans, l’ancien photojournaliste Philippe Chancel a sillonné la planète pour en enregistrer les zones sensibles, géolocalisées sur le sol et les murs de l’église des Frères-Prêcheurs. Résultat ? Un parcours documentaire aux airs de constellation éclatée, qui révèle les désastres économiques, écologiques et humains d’un

Le feu aux poudres

17 juillet 2018
Outre la froide exposition consacrée à l’humanité augmentée, la Maison des peintres accueille « Une colonne de fumée », qui réunit sur trois étages de nombreux talents de la scène contemporaine turque. Artistique et dissidente – sous l’ère Erdogan, depuis le coup d’État manqué de juillet 2016, les deux sont quasiment synonymes. Comment

Nicolas Henry, ou le grand théâtre du monde

18 juillet 2017
Des photographies de Nicolas Henry, exposées à la Little Big Galerie de Constance Lequesne, on peut affirmer sans conteste qu’elles sont spéciales et originales. Délirantes, excessives ? Dans tous les cas : baroques. Du baroque, elles tiennent l’ostentation chatoyante, le foisonnement onirique. Chaque cliché regorge de couleurs, de détails et nous embarque

I/O n°118

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