Avignon- Page 2

Canardage
Le Canard sauvageThéâtre

7 juillet 2025
Après avoir côtoyé des auteur·rice·s contemporain·e·s chez qui l’explicite est une force politique (Virginie Despentes, Édouard Louis…), qu’avait encore à faire Thomas Ostermeier avec le réalisme secret de Henrik Ibsen ? Avec ce « Canard sauvage », le directeur de la Schaubühne refait pourtant des gammes fines, retrouvant tout son sens du naturalisme

Ceci n’est plus mon corps
Avignon, une écoleThéâtre

18 juillet 2024
Grouillant d’archives attendues et de souvenirs plus imprévus, cette nouvelle histoire du festival d’Avignon – succédant au feuilleton déjà historique de Thomas Jolly en 2016 – développe en négatif une stimulante histoire des corps.  Les premières évocations de Gérard Philipe et d’autres mythiques “acteurs de plein air“ tournent à la

A toutes celles qui désobéissent
Sea of SilencePerformance

10 juillet 2024
Voilà une forme théâtrale qui se dépasse elle-même. Si c’est la performance que l’on peut voir à Avignon, on sent toutes les formes antérieures et futures que ce projet fermentent, rituel sans âge qui s’adresse, à travers nos corps, à toutes les générations que nous portons en nous. Tamara Cubas

Anatomie d’une chute (à deux)
La Ligne solaireThéâtre

9 juillet 2024
D’emblée la parole fuse, non comme un démarrage, mais comme une énième reprise, qu’on attraperait au vol, in medias res. Ce que matérialisent ici, sans surligner, les souillures noires sur le sol et les murs tout en carrelage à la perfection et l’excessivité ironiques. Bile ou venin, en tout cas

Un cloître à soi
Le Papier peint jauneThéâtre

8 juillet 2024
Lætitia Poulalion et Mathilde Levesque signent une lecture fine de la nouvelle de Charlotte Perkins Gilman, dont l’épure et l’efficacité servent une densité d’évocation, fidèle en cela au genre même du texte. Un flot de paroles déversé par cette femme cloîtrée, dont la dépression post-partum justifie la répression, selon son

Hommes à (dé)construire
Tout se pète la gueule, chérieDanse

7 juillet 2024
Avec un titre qui sonne comme le râle affligé du mâle blanc hétéronormé, la reprise du spectacle de Frédérick Gravel, créé à Montréal en 2010, interroge le double désarroi de la masculinité : sa crise systémique, liée à l’attendue impasse des injonctions patriarcales, mais aussi la complexité de son indispensable

La Cabalcade
KermesseThéâtre

6 juillet 2024
Dans son étymologie néerlandaise, la kermesse désigne une messe festive. Toute l’ambivalence de ce temps d’écolier.e est contenu dans cette formule oxymorique : la kermesse est primaire et sacrée, spontanée et cadrée ; elle est un rite de passage informel entre la petite chenille et l’imperceptible papillon. Et si le

Théâtre d’insectes pour insectes
LimboThéâtre

4 juillet 2024
« Limbo » est un doux « Outrage au public. » Là où le texte de Peter Handke cherchait, en faisant tomber la fable, à réinvestir les puissances primaires de la représentation – Handke y exaltait notamment la commune présence des corps et des souffles – « Limbo » tente de brouiller après lui les lignes

Try a little tenderness
Hécube, pas HécubeThéâtre

3 juillet 2024
Tragédie dans la tragédie, théâtre dans le théâtre, « Hécube, pas Hécube » poursuit avec une grande élégance – et non sans humour – le travail poético-structuraliste que Tiago Rodrigues explore depuis dix ans, notamment avec « Antoine et Cléopâtre » et « The Way She Dies ». Alors qu’elle répète la pièce d’Euripide, une comédienne,

22 boulevard de la liberté
ExitThéâtre

3 juillet 2024
Inspiré d’un documentaire de Fernand Melgar dont il préserve la polyphonie, « Exit » révèle une association suisse d’aide au suicide. Au travers de cas multigénérationnels, le spectacle parvient à explorer le vertige moral d’une mort qui n’aurait plus aucune métaphysique, qui ne serait plus une conclusion abyssale mais une suspension pragmatique

En recherche de l’autre
CicatricielThéâtre

3 juillet 2024
Malgré une intelligente construction textuelle, qui part d’un vide existentiel – l’absence de l’Autre, l’être aimé qui s’en va –, pour désenfouir, d’abandon en abandon traumatique, un scandaleux vide langagier – l’absence de signifiant, ici celui d’« intersexe » –, quelque chose, pour nous aussi, peine à « passer ». La faute à une

Le tissu cache et soi-même se cache
LacrimaThéâtre

2 juillet 2024
Dans « Le tissu et ses œuvres », le poète Yves Bonnefoy écrivait combien le textile était une création artistique impensée. Selon lui, on s’intéresse toujours aux tissus « pour eux-mêmes » mais jamais à leur « substrat », jamais à la beauté de celles et ceux qui s’y piquent. Caroline Guiela Nguyen s’engouffre dans ce

I/O n°117

IO n°117

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